Longue, lisse et parfaitement brillante : pendant des années, la chevelure noire de Naomi Campbell a semblé presque immuable. Sur les podiums, dans les campagnes publicitaires comme sur les tapis rouges, la mannequin britannique apparaissait le plus souvent avec des cheveux très longs et une ligne frontale soigneusement dessinée.
Derrière cette coiffure devenue emblématique se cachait pourtant une réalité moins visible.
À force de porter des extensions, des tissages et différentes coiffures imposées par son métier, Naomi Campbell a reconnu avoir subi une importante perte de cheveux. Des photographies montrant ses tempes très dégarnies ont ensuite durablement associé son nom à une forme particulière de chute capillaire : l’alopécie de traction.
Le paradoxe est saisissant : plus sa chevelure paraissait longue et spectaculaire devant les photographes, plus les cheveux naturels situés sous les extensions pouvaient être fragilisés.
Entre perte de densité, perruques, cheveux naturels et repousse partielle, que sait-on réellement de l’évolution capillaire de Naomi Campbell ?
Naomi Campbell avant sa perte de cheveux
Naomi Campbell commence sa carrière de mannequin au milieu des années 1980. Dès ses premières apparitions, elle expérimente de nombreux styles : cheveux courts, boucles volumineuses, tresses, brushings ou longueurs lissées.
Au fil des années, une image finit néanmoins par s’imposer : celle d’une chevelure noire, très longue et parfaitement raide. Cette signature ne correspond toutefois pas nécessairement à la longueur ou à la texture naturelle de ses cheveux. Naomi Campbell a régulièrement porté des perruques, des tissages et des extensions afin de changer rapidement d’apparence.
Dans l’univers de la mode, les cheveux peuvent être soumis à un rythme particulièrement intense :
- poses et retraits fréquents d’extensions ;
- coiffures réalisées plusieurs fois dans une même journée ;
- tresses servant de base à un tissage ou à une perruque ;
- utilisation répétée de plaques et de sèche-cheveux ;
- lissages et autres traitements chimiques ;
- attaches fortement tirées ;
- changements imposés par les défilés et les séances photo.
Ces gestes ne provoquent pas systématiquement une chute. Répétés pendant plusieurs années, ils peuvent néanmoins fragiliser la fibre et exercer une tension continue sur les follicules du front et des tempes, zones où la perte de Naomi Campbell deviendra la plus visible.
Quand la perte de cheveux de Naomi Campbell est-elle devenue visible ?
Le sujet prend de l’ampleur à la fin des années 2000 et au début des années 2010.
Plusieurs photographies prises pendant des défilés, des événements publics ou des vacances montrent une ligne frontale très reculée sur les côtés du crâne. Sur certaines images, les tempes paraissent presque entièrement dépourvues de cheveux et la démarcation avec le tissage devient visible.
Des médias et des spécialistes interrogés avancent alors l’hypothèse d’une alopécie de traction provoquée par des années d’extensions et de coiffures serrées.
Cette interprétation est cohérente avec la localisation de la perte, mais ne constitue pas un diagnostic médical officiel. Une photographie ne permet pas de déterminer l’état des follicules, la présence de cicatrices ou d’éventuelles causes associées. Le terme « alopécie de traction » reste surtout lié à ses coiffures et à ses déclarations sur les dommages provoqués par les extensions.
Naomi Campbell a-t-elle reconnu avoir perdu ses cheveux ?
Oui.
Dans un entretien publié le 4 mai 2017 par l’ Evening Standard , Naomi Campbell explique que les années d’extensions ont fortement endommagé ses cheveux. Elle indique être devenue plus prudente, mieux prendre soin de sa chevelure et varier davantage ses coiffures.
Lorsqu’on lui demande si ses cheveux naturels ont repoussé, elle répond positivement.
Cette déclaration confirme que les dommages ne reposaient pas uniquement sur l’interprétation de photographies. Elle ne précise cependant ni les zones entièrement récupérées ni les soins utilisés. L’expression selon laquelle elle aurait perdu « tous ses cheveux » doit être nuancée : les images publiques montrent surtout une perte importante aux tempes et sur la bordure frontale.
Qu’est-ce que l’alopécie de traction ?
L’alopécie de traction est une perte de cheveux provoquée par des tensions répétées ou prolongées sur les follicules pileux.
Contrairement à l’alopécie androgénétique, elle n’est pas principalement liée à une sensibilité hormonale ou à une prédisposition héréditaire. Contrairement à l’alopécie areata, aussi appelée pelade, elle ne résulte pas d’une réaction auto-immune dirigée contre les follicules. Cette distinction est importante : le parcours de Jada Pinkett Smith face à l’alopécie illustre une situation différente, dont le sous-type précis n’a pas été publiquement confirmé.
Son origine est essentiellement mécanique.
Lorsque les cheveux sont régulièrement tirés avec force, les racines subissent une contrainte permanente. Les fibres peuvent se casser, s’affiner puis cesser de pousser sur les zones les plus sollicitées.
Les coiffures fréquemment associées à l’alopécie de traction comprennent :
- les tresses très serrées ;
- les cornrows ;
- les queues-de-cheval plaquées ;
- les chignons fortement tirés ;
- certaines locks lourdes ;
- les extensions ;
- les tissages cousus ou collés ;
- les coiffures maintenues longtemps sous tension.
La perte apparaît généralement aux endroits supportant le plus de traction : les tempes, la bordure frontale, le contour des oreilles ou les espaces situés entre les tresses.
Selon l’ American Academy of Dermatology , les coiffures serrées, les tissages et les extensions peuvent provoquer une alopécie de traction lorsqu’ils tirent fréquemment ou durablement sur les cheveux. La ligne frontale fait souvent partie des premières zones touchées.
Pourquoi les tempes sont-elles particulièrement vulnérables ?
Les cheveux autour du visage sont souvent plus fins que ceux situés au centre du cuir chevelu. Ils supportent pourtant une forte tension lorsqu’un tissage, une queue-de-cheval ou une perruque les tire vers l’arrière. Solliciter les mêmes zones à chaque coiffure limite leur récupération.
Chez Naomi Campbell, les photographies les plus commentées montrent une raréfaction aux tempes et sur la bordure frontale, alors que les extensions maintiennent une impression de longueur et de volume. Les cheveux visibles ne renseignent donc pas toujours sur l’état des cheveux naturels situés en dessous.
Comment reconnaître une alopécie de traction ?
L’alopécie de traction s’installe souvent progressivement.
Au début, de petits cheveux courts peuvent apparaître autour du visage. Ils sont parfois pris pour de nouveaux « baby hairs », alors qu’il peut s’agir de fibres cassées par la tension.
D’autres signes peuvent alerter :
- douleur pendant ou après la coiffure ;
- sensation de tiraillement ;
- picotements ou démangeaisons ;
- rougeurs ;
- petits boutons autour des racines ;
- croûtes ou irritations ;
- cheveux cassés entre les tresses ;
- recul progressif de la ligne frontale ;
- zones clairsemées aux endroits constamment tirés.
Une coiffure dite protectrice ne devrait pas provoquer une douleur persistante. La douleur ne signifie pas que les tresses ou les extensions tiendront mieux : elle peut au contraire indiquer que les follicules subissent déjà une tension excessive.
D’après DermNet , les rougeurs, les démangeaisons, les pustules, les cheveux cassés et l’amincissement progressif des zones exposées à la traction font partie des manifestations possibles.
Une consultation dermatologique est recommandée lorsque la perte persiste, s’étend ou s’accompagne d’une modification visible du cuir chevelu. Plusieurs formes d’alopécie peuvent toucher la ligne frontale et nécessiter des prises en charge différentes.
L’alopécie de traction est-elle réversible ?
Elle peut l’être lorsqu’elle est identifiée suffisamment tôt.
Aux premiers stades, les follicules sont fragilisés ou enflammés. Si la tension cesse, ils peuvent parfois reprendre leur activité, mais la repousse nécessite généralement plusieurs mois. Pour situer cette temporalité, Hairgen détaille également combien de temps les cheveux peuvent mettre à repousser.
Lorsque les tractions se répètent trop longtemps, l’inflammation peut finir par endommager les follicules de manière permanente. Ceux-ci sont alors progressivement remplacés par du tissu cicatriciel et la repousse naturelle devient beaucoup plus difficile, voire impossible.
Une peau devenue très lisse, brillante et dépourvue d’orifices folliculaires peut signaler une atteinte avancée. L’ American Academy of Dermatology précise que lorsque l’alopécie de traction atteint ce stade, les cheveux ne peuvent généralement plus repousser sur les zones concernées.
La British Association of Dermatologists indique également qu’une alopécie récente peut s’améliorer après l’arrêt des tensions, tandis qu’une traction prolongée peut provoquer une destruction permanente des follicules.
Le fait que Naomi Campbell ait déclaré avoir observé une repousse laisse penser qu’une partie de ses follicules était encore active. Cela ne permet toutefois pas de connaître l’état de toutes les zones autrefois dégarnies.
Perruques et extensions : que montre réellement Naomi Campbell ?
Naomi Campbell n’a jamais réellement caché son recours aux perruques et aux extensions.
Dans son entretien de 2017, elle explique que le port d’une perruque n’est plus, selon elle, un sujet tabou. Elle revendique la liberté de changer d’apparence selon ses envies ou les besoins de son métier.
Porter une perruque ne signifie pas nécessairement ne plus avoir de cheveux. Elle peut changer rapidement la longueur ou la couleur, limiter les transformations chimiques ou masquer une zone clairsemée. Pour Naomi Campbell, elle permet aussi de conserver la longue chevelure lisse associée à son image.
Une perruque n’est cependant protectrice que si sa pose ne crée pas une nouvelle tension. Des tresses trop serrées réalisées en dessous, des adhésifs appliqués sur des cheveux fragiles ou une fixation tirant constamment sur la ligne frontale peuvent entretenir le problème.
Naomi Campbell sans perruque : a-t-elle montré ses cheveux naturels ?
Oui, mais l’expression « sans perruque » doit être utilisée avec prudence.
En décembre 2018, Naomi Campbell publie une photographie prise au Kenya sur laquelle elle apparaît avec des cornrows et une ligne capillaire beaucoup plus visible. Cette publication, accompagnée d’un message évoquant le fait de se montrer sans artifice, a notamment été relayée par Allure .
À la même période, elle apparaît aussi avec des cheveux plus courts et bouclés. Ces coiffures diffèrent de la longue chevelure droite associée à son image et la montrent avec une texture visuellement plus bouclée.
Une photographie ne permet toutefois pas d’identifier tous les ajouts capillaires. Ces images montrent surtout qu’elle accepte de présenter des coiffures plus proches de ses cheveux naturels.
Pourquoi faire des pauses entre les tissages ?
Ro Morgan, coiffeur ayant travaillé avec Naomi Campbell, a recommandé aux personnes portant régulièrement des tissages de s’accorder des périodes sans extensions.
Dans un entretien publié par Essence , il explique que ces pauses permettent de mieux nettoyer le cuir chevelu, d’entretenir les cheveux naturels et de limiter le risque lié à une traction continue.
Il ne s’agit pas nécessairement de renoncer définitivement aux perruques, aux tresses ou aux extensions. L’objectif consiste surtout à éviter qu’une même zone supporte en permanence le poids et la tension d’une coiffure.
Le problème n’est pas la texture afro du cheveu. Le problème est la traction excessive.
L’alopécie de traction touche-t-elle davantage les cheveux afro ?
L’alopécie de traction peut toucher toute personne portant régulièrement des coiffures serrées.
Les danseuses qui réalisent quotidiennement un chignon très tendu, les personnes attachant constamment leurs cheveux en queue-de-cheval ou celles qui utilisent des extensions lourdes peuvent également être concernées.
Cette forme de chute est fréquemment observée chez les femmes d’ascendance africaine, en raison de pratiques pouvant exercer une tension importante : tresses, cornrows, tissages, extensions ou coiffures sur cheveux défrisés.
L’ American Academy of Dermatology rappelle néanmoins que toute personne soumettant son cuir chevelu à un stress répété peut être concernée. Les coiffures afro ne sont donc pas intrinsèquement dangereuses : le risque dépend avant tout de leur réalisation.
Le risque dépend principalement :
- de la tension appliquée ;
- du poids des mèches ajoutées ;
- de la durée de la pose ;
- de la répétition des coiffures ;
- de l’état initial des cheveux ;
- de l’association avec des traitements chimiques.
Une coiffure protectrice cesse de protéger lorsqu’elle arrache progressivement les cheveux qu’elle est censée préserver.
Image Hairgen à remplacer
Naomi Campbell a-t-elle récupéré tous ses cheveux ?
Naomi Campbell a déclaré que ses cheveux avaient repoussé après les dommages causés par les extensions.
Elle n’a toutefois jamais affirmé publiquement que toutes les zones avaient retrouvé leur densité initiale. Les photographies publiées à partir de 2018 montrent qu’elle possède des cheveux pouvant être coiffés en tresses ou en boucles, mais elles ne permettent pas d’évaluer précisément chaque zone autrefois dégarnie.
La formulation la plus juste consiste donc à dire que Naomi Campbell a publiquement constaté une repousse après avoir davantage protégé ses cheveux , sans que l’étendue exacte de cette récupération soit connue.
Quels soins a-t-elle utilisés pour faire repousser ses cheveux ?
Naomi Campbell n’a pas communiqué de protocole médical détaillé permettant d’identifier un produit responsable de sa repousse.
Elle a principalement expliqué être devenue plus prudente, mieux prendre soin de ses cheveux et varier ses coiffures.
Aucune source publique suffisamment fiable ne permet d’attribuer son amélioration :
- à une huile particulière ;
- à un complément alimentaire ;
- au minoxidil ;
- à des injections ;
- à une greffe ;
- à un produit présenté comme miraculeux.
Dans une alopécie de traction débutante, la première mesure consiste généralement à supprimer ou à réduire la tension responsable. Selon l’état du cuir chevelu, un dermatologue peut ensuite proposer une prise en charge adaptée à l’inflammation, à la casse et à la capacité de repousse des follicules.
Le parcours supposé d’une célébrité ne doit pas servir à choisir seul un traitement. Deux lignes frontales présentant une apparence similaire peuvent avoir des causes différentes. Certaines chutes ont même un mécanisme totalement distinct : le parcours de Caroline Receveur entre perte et repousse des cheveux après chimiothérapie montre une chute liée à un traitement anticancéreux, sans rapport avec l’alopécie de traction décrite ici.
Pour comprendre les principales prises en charge existantes, consultez également le guide Hairgen sur les causes et traitements de la perte de cheveux .
Naomi Campbell a-t-elle réalisé une greffe de cheveux ?
Aucune information publique solide ne permet d’affirmer que Naomi Campbell a réalisé une greffe capillaire.
L’amélioration visible sur certaines photographies peut résulter d’une repousse naturelle, d’une coiffure différente, du port d’une perruque ou de plusieurs de ces éléments simultanément.
Une greffe peut parfois être envisagée lorsqu’une alopécie de traction ancienne a définitivement détruit certains follicules. Elle nécessite cependant une zone donneuse suffisamment dense et l’arrêt durable des pratiques à l’origine de la chute.
Implanter de nouveaux follicules tout en continuant à exercer la même tension risquerait de compromettre le résultat.
Comment éviter l’alopécie de traction avec des tresses ou des extensions ?
Il n’est pas nécessaire de renoncer définitivement aux tresses, aux perruques ou aux extensions. L’objectif est de réduire la tension supportée par les racines et de repérer rapidement les premiers signes d’alerte.
Quelques précautions peuvent limiter le risque :
- demander une pose moins serrée ;
- signaler immédiatement toute douleur ;
- éviter les extensions excessivement lourdes ;
- ne pas tirer fortement sur les cheveux fins des tempes ;
- alterner les coiffures et les points de fixation ;
- accorder régulièrement des pauses au cuir chevelu ;
- éviter d’associer forte traction et défrisage ;
- retirer une coiffure provoquant des rougeurs ou des boutons ;
- surveiller régulièrement la ligne frontale ;
- consulter en cas de recul persistant.
L’ American Academy of Dermatology recommande notamment de varier les coiffures, de desserrer les tresses autour de la ligne frontale et de retirer rapidement une coiffure lorsqu’elle provoque une douleur ou une irritation. Son principe est simple : lorsqu’une coiffure fait mal, elle est trop serrée.
Le professionnel réalisant la pose joue également un rôle essentiel. La douleur ne devrait jamais être considérée comme le prix normal à payer pour obtenir des tresses plus nettes ou des extensions plus durables.
Pourquoi le cas de Naomi Campbell reste-t-il aussi marquant ?
Naomi Campbell est l’une des célébrités mondiales dont la perte de cheveux associée aux extensions a été la plus largement commentée.
Son cas a donné un visage à une forme d’alopécie dont beaucoup de femmes ignoraient encore le nom. Il a surtout révélé l’envers d’une image souvent considérée comme parfaite.
Le public voit la coiffure terminée, mais rarement les tresses réalisées dessous, la tension de la pose ou les cheveux cassés aux tempes. Le contraste entre sa longue chevelure lisse et les dommages révélés rappelle qu’une coiffure spectaculaire n’est pas nécessairement saine.
Son parcours montre aussi qu’il est possible de modifier ses habitudes sans renoncer à toutes les transformations : elle change toujours d’apparence, tout en montrant davantage sa ligne capillaire et des coiffures proches de ses cheveux naturels. Lorsqu’une perte devient visible, la dimension psychologique compte également ; Hairgen propose des repères pour accepter sa perte de cheveux et retrouver confiance.
FAQ sur l’alopécie et les cheveux de Naomi Campbell
Naomi Campbell souffre-t-elle d’alopécie ? +
Naomi Campbell a reconnu une importante perte de cheveux liée aux extensions. Son cas est couramment associé à une alopécie de traction, mais aucun diagnostic dermatologique complet n’a été rendu public.
Quelle est la cause de la perte de cheveux de Naomi Campbell ? +
Elle a relié ses dommages aux extensions portées pendant plusieurs années. Les tissages et coiffures serrées peuvent exercer une traction répétée sur les follicules.
Naomi Campbell porte-t-elle une perruque ? +
Oui. Elle en parle ouvertement et les utilise pour changer d’apparence ou répondre aux exigences de son métier.
Naomi Campbell a-t-elle montré ses cheveux naturels ? +
Oui. Une photographie publiée en 2018 la montre avec des cornrows et une coiffure plus proche de ses cheveux naturels, sans permettre de certifier l’absence de tout ajout capillaire.
Les cheveux naturels de Naomi Campbell ont-ils repoussé ? +
Elle a déclaré avoir observé une repousse, sans qu’une récupération complète de toutes les zones puisse être confirmée.
Naomi Campbell a-t-elle fait une greffe de cheveux ? +
Aucune source publique fiable ne confirme une greffe. L’amélioration visible peut avoir plusieurs explications, dont la repousse, la coiffure ou une perruque.
Une alopécie de traction peut-elle repousser ? +
Oui, si la tension cesse avant la destruction des follicules. Lorsqu’une cicatrice s’installe, la perte peut devenir permanente.
Ce qu’il faut retenir
Naomi Campbell a publiquement relié sa perte de cheveux aux extensions portées pendant plusieurs années. Ses déclarations de 2017 ont également confirmé qu’elle avait observé une repousse après avoir modifié ses habitudes, sans préciser si toutes les zones avaient retrouvé leur densité initiale.
Son parcours rappelle que les tissages, les tresses et les extensions ne provoquent pas systématiquement une alopécie. Le risque apparaît surtout lorsque les mêmes follicules subissent une tension trop forte, trop lourde ou trop prolongée.
Pour approfondir le sujet sur Hairgen :
- Que faire en cas de chute de cheveux ?
- Découvrir les principaux traitements contre la perte de cheveux
Lorsque les tempes commencent à reculer, le meilleur moment pour agir n’est pas lorsque la zone est devenue totalement lisse.
C’est maintenant.
Sources et vérification éditoriale
- Evening Standard , entretien de Naomi Campbell publié le 4 mai 2017 : déclarations sur les dommages provoqués par les extensions, les perruques et la repousse de ses cheveux.
- American Academy of Dermatology, Hairstyles that pull can lead to hair loss : causes, signes d’alerte, prévention et risque de perte permanente.
- DermNet, Traction alopecia : définition, manifestations cliniques et évolution vers une alopécie cicatricielle.
- British Association of Dermatologists, Traction alopecia : information destinée aux patients sur les causes, la réversibilité et les risques à long terme.
- Allure , article publié le 27 décembre 2018 : photographie de Naomi Campbell portant des cornrows et montrant une coiffure plus proche de ses cheveux naturels.
- Essence , entretien avec le coiffeur Ro Morgan : intérêt des pauses entre deux tissages.
Dernière vérification des sources : 4 août 2026.
Ce contenu est fourni à titre informatif. Il ne constitue pas un diagnostic et ne remplace pas une consultation auprès d’un dermatologue ou d’un autre professionnel de santé qualifié.